Méthode du transit

Quand une planète passe directement entre son étoile et un observateur sur la Terre, la quantité de lumière reçue par des instruments astronomiques diminue.

Image du Soleil alors que Vénus passe entre le Soleil et la Terre. Vénus est le petit cercle noir qui apparaît à la surface du Soleil en haut à gauche. Crédit : SDO/NASA

La méthode du transit s’inspire d’un phénomène astronomique bien connu sur Terre. Une éclipse solaire se produit quand le Soleil et la Lune sont parfaitement alignés. La Lune cache alors le Soleil et bloque complètement sa lumière.

Quand une exoplanète passe directement entre son étoile et un observateur, une partie de la lumière de l’étoile est bloquée. Pendant une courte période, l’étoile devient légèrement moins brillante, comme si elle nous faisait un clin d’oeil.

Le graphique qu’on voit apparaître dans la vidéo est ce qu’on appelle une courbe de lumière. C’est ce qui est enregistré par les instruments utilisés par les astronomes. On voit que lorsque la planète passe devant son étoile la courbe de lumière montre une baisse de luminosité.

Crédit : NASA

Plus la planète est grosse, plus une grande partie de l’étoile sera cachée et plus la baisse de luminosité sera importante. Au contraire, une petite planète causera une faible diminution dans la lumière de l’étoile telle que mesurée par des instruments astronomiques.

La méthode du transit est très efficace pour détecter des exoplanètes et nous permet de déterminer leur période orbitale (la durée de leur année) et leur taille. La mission spatiale Kepler de la NASA a permis de découvrir des milliers d’exoplanètes avec cette méthode.

À l’iREx, plusieurs chercheurs utilisent cette technique pour trouver de nouvelles planètes ou confirmer leur existence. Jason Rowe, professeur à l’Université Bishop’s, se spécialise dans la recherche et la caractérisation d’exoplanètes et il est un expert de la méthode du transit.