Lison Malo

Astronome résidente à l’Observatoire du Mont-Mégantic et chercheure

Depuis 2017, Lison est astronome résidente à l’Observatoire du Mont-Mégantic. Elle est aussi une chercheure à l’iREx, impliquée dans le projet NIRPS.

Entre 2014 et 2017, Lison a travaillé comme astronome résidente au Télescope Canada-France-Hawaii (TCFH), situé sur la grande île d’Hawaii, aux États-Unis où son travail d’astronome résidente consistait à préparer les observations effectuées avec différents instruments (les caméras infrarouge, optique WIRCam et MegaCam et le spectrographe-polarimètre ESPaDOnS), à établir un contact entre l’utilisateur et l’observatoire et à rendre la prise des données optimale pour l’atteinte des objectifs scientifiques de l’usager. Lison était aussi responsable scientifique du projet GRACES au TCFH, un projet d’envergure qui permettra en 2015 d’analyser avec l’instrument ESPaDOnS les photons collectés par le télescope Gemini Nord à l’aide d’une fibre optique de 270 mètres. Ce projet a nécessité le développement d’un nouveau programme de réduction des données, OPERA, auquel Lison activement participé.

D’autre part, Lison continue de travailler sur de multiples projets de recherche. Intéressée par l’identification d’étoiles jeunes dans le voisinage solaire, elle participe à l’élaboration et la caractérisation de l’échantillon d’étoiles qui seront observées par l’instrument SPIRou en 2018. Elle s’intéresse aussi à la caractérisation des paramètres fondamentaux d’étoiles hôtes, ainsi qu’à l’étude de systèmes binaires.

Au doctorat (2010-2014) et à la maîtrise (2007-2009), Lison a travaillé, sous la supervision de René Doyon et avec la collaboration de David Lafrenière et d’Étienne Artigau, sur la recherche d’étoiles jeunes de faible masse dans le voisinage solaire. Près de 70 % des étoiles de la galaxie ont une masse inférieure à 0,8 masse solaire. Cependant, en raison de leur plus faible luminosité et d’une difficulté accrue d’observation, cette statistique ne reflète pas le recensement actuel de la population d’étoiles de faible masse jeunes ou vieilles dans le voisinage solaire. Les étoiles de faible masse sont d’excellentes cibles pour la recherche d’exoplanètes avec des techniques variées (imagerie directe, vitesse radiale, transit). De plus, la caractérisation des exoplanètes autour de ces étoiles est tributaire des connaissances fondamentales sur celles-ci, c’est-à-dire de leur luminosité bolométrique, de leur température effective, de leur rayon et de leur âge.

L’objectif principal du projet de doctorat était la recherche et la caractérisation des étoiles jeunes de faible masse. La première partie du projet est consacrée à l’élaboration de la méthode statistique combinant l’inférence bayesienne et des modèles empiriques de plusieurs observables des membres confirmés de 7 groupes d’étoiles (8-120 millions d’années). Cette partie du projet a mené au développement de l’outil BANYAN. L’analyse développée prédit la probabilité d’association, la vitesse radiale et la distance trigonométrique qu’une étoile aurait comme membre d’une association donnée.

La deuxième partie consiste à mesurer la vitesse radiale des étoiles ayant de hautes probabilités d’association, et à étudier le comportement de la luminosité X, comme indicateur de jeunesse pour les étoiles de faible masse.

Finalement, la dernière partie consiste en la détermination des paramètres fondamentaux d’une étoile afin d’en déduire l’âge précis. Cette étape nécessite la comparaison des propriétés fondamentales avec les plus récents modèles théoriques d’évolution incluant le traitement du champ magnétique. La portée des résultats de ces travaux est discuté en lien avec les projets astronomiques actuels, dont le télescope spatial Gaia et l’instrument SPIRou, qui sera installé au télescope Canada-France-Hawaii en 2017.

Étudiant
Coordonnées

Courriel: malo@cfht.hawaii.edu

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